Ce que la crise sanitaire (et le confinement l’accompagnant) révèle de nous et de notre société

Temps de lecture : 4 minutes

La pandémie désormais mondiale de COVID-19 exacerbe toutes les réalités sociales de manière plus ou moins surprenante. Voici une liste (non-exhaustive) de faits vérifiés par les conséquences de cette crise.

  • Notre système économique est à bout de souffle

Car c’est à la fois ce système qui a créé cette pandémie comme les autres (conséquence de la consommation d’animaux sauvages ou élevés de manière industrielle), et ce même système qui nous empêche de sortir de cette crise sanitaire (conséquence d’un manque de moyens couplé à une mauvaise gestion du service public de la santé).

  • Les métiers les moins valorisés financièrement sont aussi ceux les plus indispensables à notre vie quotidienne

Les personnels soignants, les salariés des fournisseurs d’énergie et de télécommunication, les chauffeurs routiers, les livreurs, les salariés de la grande distribution, les agents d’entretien nous permettent d’assouvir les besoins les plus vitaux, ceux qui sont à la base de la pyramide de Maslow. Pourtant, ce sont aussi les métiers les plus précaires, et les moins rémunérés.          Ensuite, les services de sécurité, d’information, d’éducation et de transport sont également indispensables : ils peuvent être mieux rémunérés, mais la norme reste la précarité et la paupérisation.

Enfin, tous les métiers de représentation, et ceux qui permettent l’enrichissement d’une minorité de personnes ou l’optimisation financière peuvent rapporter gros, même si la finalité n’est pas explicite.

  • Le confinement cumulé à la crise sanitaire révèle toutes les disparités sociales, sans exception

En partant des personnes qui peuvent se permettre de rester confinées, par rapport à celles contraintes de prendre des risques de contamination au service des premières et celles qui n’ont même pas les moyens de l’être, jusqu’à celles qui sont confinées dans des manoirs ou appartements vastes et luxueux, contrairement à celles obligées de squatter dans des logements exigus, voire insalubres.

En passant par les personnes confinées avec d’autres dangereuses, comme les femmes victimes de violence conjugale ou les enfants victimes de maltraitance familiale.

A cela s’ajoute le reste des discriminations ; face à une pénurie de tests, de masques, et de lits dans les hôpitaux, il n’est pas difficile de deviner quelles vies seront préservées (les plus jeunes), et lesquelles seront  sacrifiées (les moins jeunes et…les moins désirables). Dans un climat anxiogène où une présence policière accrue est inévitable, le risque d’augmentation des abus policiers n’est aussi pas négligeable.

  • Le confinement expose également au grand jour les comportements toxiques des gens

Les situations d’urgence où se mêlent angoisse et instinct de survie permettent de mettre à nu les réelles intentions, et les réflexes de chacun et de chacune. Personne n’est à l’abri de se rendre coupable de comportements toxiques. En effet, ces comportements peuvent être également de bons indicateurs sur ses propres besoins, ceux des autres, et sur les ressentis qui en découlent.

  • Les querelles entre militants semblent désormais lointaines et absurdes

Parce que le risque sanitaire face à l’infiniment petit qui nous expose inévitablement et de manière universelle malgré les inégalités sociales permet de nous concentrer sur le consensus à propos du constat des injustices. Les différences de stratégies couplées à un mauvais entretien du lien social entre militants semblent alors plus faciles à surmonter.

  • Les liens sociaux virtuels s’avèrent aussi précieux que les autres

Parce qu’en période de confinement, ils peuvent être les seuls existant pour les personnes isolées, mais également un moyen de préserver la vie de ses proches les plus fragiles, lorsqu’on évite d’être confinés sous le même toit.

On réalise alors que ces liens peuvent tout autant détruire, blesser, que réconforter. Et que le cyberharcèlement n’est pas un mythe, comme la solidarité existe bel et bien via les médias sociaux.

  • Il est possible de réduire notre empreinte carbone très rapidement

Et on a pu le constater en seulement quelques jours….Preuve que la course effrénée à l’activité que nous menons est directement responsable du réchauffement climatique et de la destruction des ressources naturelles.

  • Notre temps est une ressource bien plus précieuse que n’importe quel patrimoine économique

…Et c’est bien pour cette raison précise que les patrons achètent cette ressource en embauchant des salariés ! Lorsque nous nous retrouvons au chômage (qu’il soit partiel, complet ou technique), nous pouvons perdre de l’argent, mais nous récupérons notre temps. Notre avenir et notre condition ne dépend donc pas uniquement du montant sur notre compte bancaire ou des déterminisme sociaux, mais aussi de la façon dont nous choisissons de gérer notre ressource-temps.

  • Le confinement peut être une torture pour les personnes souffrant déjà de troubles mentaux (et elles sont plus nombreuses qu’on ne veut le croire)

Pour certaines personnes, les interactions sociales réelles et le contact extérieur sont indispensables à leur bien-être mental, mais aussi physique. C’est pour cette raison que si le confinement en France est aujourd’hui plus que nécessaire, et que la responsabilité est aussi individuelle que collective dans son bon déroulement, il est également important de faire preuve de bienveillance envers les personnes supportant mal le climat anxiogène généré par cette mesure.

  • D’autres façons de travailler sont possibles, au-delà de tout culte de la performance

Hier, on estimait que le télétravail n’était possible que pour certaines professions (sous des prétextes souvent validistes), aujourd’hui on essaie de le généraliser un maximum, faute de mieux. Là encore, le télétravail, bien que comportant des limites, permet aux travailleurs d’avoir une plus grande marge de manœuvre sur leur gestion du temps, et donne ainsi la possibilité de réfléchir à des fins plus qualitatives que quantitatives dans le monde de l’entreprise.

  • Tous les rites et codes d’apparence semblent aujourd’hui futiles

Se rendre à un bureau à des heures fixes quelle que soit la quantité de travail à effectuer, atteindre des cadences invraisemblables, se saluer par des bises ou des poignées de main, porter des vêtements inconfortables, remplir des standards physiques improbables, évaluer la qualité d’un travail sur sa forme et non sur le fond, multiplier les réunions interminables…Tout ceci semble bien inutile quand les enjeux prioritaires sont de survivre,  de se protéger mutuellement, et de sauver ainsi la vie et l’économie de son pays.

 

  • La solution de confinement n’était pas la seule pour gérer cette crise

En contrôlant efficacement les personnes provenant de foyers infectés, et en les confinant par précaution, le temps d’avoir du recul sur ce virus, on aurait pu éviter beaucoup de contaminations. En adoptant des règles de civisme, tout en testant un maximum de personnes, on aurait également pu éviter un confinement maximal, comme ceci a été le cas en Corée du Sud.

Finalement, le confinement, c’est déjà le quotidien des personnes oubliées habituellement. Le COVID-19 nous donne une claque collective : pas seulement parce qu’il remet en question entièrement nos comportements et modes de vie (individuels et collectifs), mais aussi parce qu’il nous plonge violemment et brusquement dans la réalité de celles et ceux oubliés par tous ; les personnes n’ayant pas les moyens de sortir de leur dimension de travailleur-consommateur, et toutes celles assignées à résidence par leur condition physique et/ou mentale. Cependant, cette période de confinement nous laisse une opportunité précieuse : celle de reprendre le contrôle de notre temps et de nos vies, pour agir dans la durée.

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Du bon usage des médias sociaux : 5 conseils (2/2)

Temps de lecture : 3 minutes

On reproche beaucoup de maux aux médias sociaux : peu de contenu à valeur ajoutée, beaucoup de répétitions, course au like et au buzz contre-productive, chronophages, peuplés d’imbéciles ou encore sources d’angoisse et de stress. Pourtant, c’est un outil de communication formidable permettant de créer du lien social et de reprendre le contrôle sur l’information….à condition de s’en servir correctement.

  • Toujours préférer du contenu que l’on produit soi-même, ou alors apporter une valeur ajoutée à du contenu existant

Il est toujours appréciable de proposer une production originale ou de commenter un contenu déjà existant afin de l’enrichir et d’éviter les doublons inutiles.

  • S’abonner à des comptes qui produisent de l’information de qualité, et masquer les autres

L’idéal serait de ne pas se contenter des gros comptes d’influenceurs ou de médias classiques, mais de consommer des médias alternatifs indépendants (Bastamag, Streetpress etc mais aussi des blogs comme celui de Joao ou celui de Valérie CG) pour avoir des informations complètes, ainsi que de ne pas se contenter d’une seule ligne éditoriale ou d’un seul type de contenu (sachant que chaque type de média comporte ses limites).

Pour éviter la « pollution » des réseaux sociaux faite à partir de fake news, titres racoleurs ou liens stériles, vous pouvez retirer les comptes qui en partagent trop souvent de vos listes ou vous désabonner. Si vous souhaitez éviter cette solution, vous avez la possibilité de masquer les comptes vous posant problème.

Enfin, pour que votre fil d’actualité vous présente en priorité les contenus que vous préférez, il est judicieux d’interagir et de réagir régulièrement aux publications qui vous intéressent. Vous pouvez aussi cocher l’option « voir en premier » sur vos pages Facebook favorites.

  • Echanger en privé et concrétiser par des rencontres IRL autour d’événements et d’engagement associatif

Ces échanges sont essentiels pour renforcer les luttes sur le long terme, car ils permettent de créer de la confiance, de la solidarité et de l’engagement ! C’est en effet le moyen le plus efficace de mettre en place un « bouche-à-oreille numérique ».

Il y a cependant des règles à respecter : inutile d’encombrer les boîtes de réception de vos contacts avec du contenu non susceptibles de les intéresser, surtout vous ne les connaissez que très peu. Le ciblage est très important : il est une preuve d’empathie à l’égard de vos contacts, et vous permet de devancer les attentes de votre audience.

Il est également important de préciser ses attentes (retour, avis, commentaire, partage) ainsi que de donner des informations nécessaires à la compréhension de son message pour que l’échange soit fructueux.

  • Veiller à la pertinence de ses productions lors d’interactions publiques

Il est également possible de cibler son audience publiquement, via les tags et les identifications. Là encore, mieux vaut s’assurer avant que vos contacts concernés soient d’accord avec le fait d’être mêlés à vos publications. D’où l’intérêt de construire en amont des liens en privé et de bien connaitre son audience.

Il faut aussi éviter de partager son contenu dans des lieux inadaptés, comme dans des commentaires hors sujet avec la publication de base, ou dans des groupes dédiés à des thèmes précis qui n’ont rien à voir avec votre production.

  • Savoir repérer les cas de cyberharcèlement

Le risque de cyberharcèlement constitue l’inconvénient majeur des réseaux sociaux. Il faut absolument en prendre conscience, car à la clé, le danger c’est de rompre des liens et de déshumaniser les autres.

Ainsi, il est évident qu’insultes, rumeurs malveillantes, critiques personnelles et injustifiées, flood permanent, sont des pratiques à bannir absolument.

 

Finalement, la puissance des médias sociaux ne se trouve pas dans la recherche de buzz (comme ce qui est trop souvent fait) mais bien dans la capacité à créer et construire des liens, chose essentielle dans l’engagement politique et associatif.          

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Pourquoi le MEDEF se fout de nous quand il dit que la France n’est pas compétitive

Temps de lecture : 6 minutes

Tout d’abord, il faut savoir que le niveau de compétitivité est mesuré selon 12 indicateurs selon le World Economic Forum.
Ces 12 indicateurs sont les piliers de la compétitivité.
Toutes les données relatées dans cet article proviennent du « Rapport global de compétitivité » du Forum Économique Mondial, présent sur ce lien : http://www.weforum.org/reports/global-competitiveness-report-2013-2014

Ces piliers sont :
1) la qualité et la solidité des institutions publiques et privées (qui dépendent de la gestion de la finance publique, de la richesse créée par le gouvernement pour les institutions publiques et les pratiques managériales, l’éthique et la transparence des affaires pour les institutions privées)
2) la qualité des infrastructures (efficacité, développement, atténuation des effets de la distance)
3) Environnement macro-économique (stabilité et développement durable)
4) Santé et éducation (la mauvaise santé des travailleurs représente un coût et l’éducation améliore l’efficacité des travailleurs)
5) Éducation supérieure et formation (des travailleurs qualifiés sont capables d’effectuer des tâches complexes rapidement et de s’adapter rapidement aux changements)
6) Efficacité du marché des marchandises afin de satisfaire la loi de l’offre et de la demande et d’obtenir une meilleure productivité.
7) Efficacité du marché du travail qui repose sur la flexibilité de la force de travail (point critique). Il faut noter que la flexibilité repose sur le coût engendré lors d’un changement d’activité.
8) Développement du marché financier. L’investissement dépend de la bonne santé du secteur financier. Pour obtenir les produits financiers dont l’économie a besoin, il est nécessaire de réguler et sécuriser les échanges en assurant leur transparence.
9) Veille technologique. La technologie, surtout les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication), est essentielle pour la productivité et la prospérité des entreprises.
10) Taille du marché, qui affecte la productivité
11) Sophistication du Business, selon la qualité et la quantité des demandeurs locaux
12) Innovation, qui apporte de nouvelles connaissances en matière de savoir-faire, compétence et conditions de travail. De plus, la compétitivité est basée sur l’innovation technologique.

Les 4 premiers piliers permettent de déterminer les facteurs qui construisent l’économie, les piliers 5 à 10 mesurent l’efficacité de l’économie.
Quant aux deux derniers, ils indiquent l’état de l’innovation dans le pays.

La méthode de calcul du niveau de compétitivité est détaillée dans le rapport du WEF.

D’après ces calculs, on retrouve parmi les pays les plus compétitifs du monde : les États-Unis, le Royaume-Uni, la Norvège, la Finlande, le Canada, la France, la Suède, l’Arabie Saoudite et l’Australie.

De façon assez surprenante, on constate  que la France (23ème) est plus compétitive que la Chine (31ème).
Pour comprendre comment on arrive à ce classement, il paraît judicieux d’observer les critères pris en compte dans le calcul de l’indice de compétitivité, et plus particulièrement la pondération de chacun de ces critères dans ce calcul.

Chacun des indicateurs mesurés pour calculer l’Index Global de Compétitivité (Global Competitiveness Index, ou GCI) est détaillé dans les pages 46 à 48 du rapport.
En observant attentivement la pondération de chacun de ces critères, on constate que les critères concernant les institutions, les infrastructures, l’environnement macro-économique, la sophistication du business et l’innovation sont prépondérants par rapport aux autres.
De plus, il faut noter que, l’impact des institutions publiques est 3 fois plus importants que celui des institutions privées sur la valeur du GCI. On retrouve ainsi parmi ces critères la diversité des fonds publics, la confiance en la politique, l’indépendance de la justice, la qualité et le niveau des infrastructures dont les TIC, le niveau de santé, d’éducation et de formation, la capacité d’innovation, l’investissement dans la recherche ou encore le niveau d’éthique dans les pratiques managériales.
On constate aussi que le rang de la France en matière de compétitivité est en déclin ces dernières années, c’est pourquoi il paraît judicieux de s’interroger sur les causes de cette baisse à partir des données collectées dans ce rapport.
Certains accuseront (à tort et trop vite) le Code du Travail soit disant trop rigide tout en oubliant que ce même Code protège les droits et les conditions de travail des employés ET des employeurs. Et qu’il est le produit des institutions publiques, et de ce fait, il est INDISPENSABLE de le protéger.
D’autres diront que les dépenses de santé, d’éducation ou d’amélioration des conditions de travail sont du gaspillage et qu’on doit appliquer une politique d’austérité économique. Or, ils oublient que ces dépenses sont tout d’abord un investissement sur le long terme.
Quant à ceux qui jugent la fiscalité française trop importante, leur analyse est fausse. La fiscalité française est injuste pour les entreprises car une PME paiera 25% d’impôts alors qu’une multinationale sera taxée à 8% maximum ! Il y a certes une réforme fiscale à mettre en place, mais il ne s’agit pas de baisser les impôts, juste de les répartir de façon plus équitable. En effet, une baisse des impôts contribuerait à fragiliser les institutions publiques et donc l’investissement en termes d’éducation, de recherche et de santé publique.
On oublie trop souvent que les atouts de la France se trouvent principalement dans la solidité de ses institutions.

On nous dira aussi de prendre exemple sur l’Allemagne, en faisant abstraction du taux de pauvreté et des conditions de travail déplorables. Certes, cette flexibilité extrême, qui consiste à considérer la force de travail comme un objet et non comme un potentiel humain, permet une baisse drastique des coûts de production, ce qui génère d’importants flux de trésorerie, et donc fait augmenter la valeur de l’action de l’entreprise. Ceci a pour effet d’attirer un nombre assez important d’investisseurs (actionnaires, fonds de pension et banques). Ainsi, la croissance se porte à merveille.
Mais où se trouve donc le problème, me direz-vous ?
Le problème est que pour obtenir de bons résultats sur le long terme en matière de compétitivité, attirer des investisseurs est loin d’être suffisant, surtout de cette manière. Je m’explique : attirer des investisseurs est indispensable à la survie d’une entreprise, mais mettre l’entreprise à leur service est néfaste à long terme. En effet, des investisseurs qui ne seront attirés que par la rentabilité à court terme n’hésiteront pas à forcer les patrons à réduire leurs coûts de production, quitte à mettre en péril la pérennité voire la survie de l’entreprise.
Car oui, lorsqu’on épuise les salariés en leur demandant toujours plus d’efforts et en les privant davantage de leurs droits élémentaires, vient un jour où la productivité diminue, et avec elle, la qualité du travail fourni par ces derniers.
Ceci, l’Allemagne a fini par le comprendre car, le salaire minimum vient d’être créé.

Mais alors, quel est l’intérêt pour le patronat, représenté par le MEDEF en France de suivre le modèle allemand ?
Oui, pourquoi mettre en péril la pérennité de son entreprise, le bien-être de ses travailleurs au profit des investisseurs ?
Tout simplement car lorsque les actionnaires ont atteint leurs objectifs en matière de cash-flow, ils reversent des dividendes (appelés stock-options) aux patrons-toutous qui n’ont pas d’autre choix que d’accepter, car les investisseurs sont rois. Surtout les actionnaires du CAC 40, puisqu’ils ont le droit de veto dans les CA des grandes entreprises.
Donc, en clair, si le patron refuse il sera rapidement éjecté puis remplacé par un plus conciliant, quelque soit le niveau (et le montant) des abus commis par ces derniers.
Vous commencez à saisir la perversité de l’emprise de la finance sur les entreprises ?

Reste à méditer sur ce que veulent les acteurs de notre pays, faire évoluer l’économie dans le bon sens et à long terme, ou se contenter de suivre les tendances. Il faut bien noter ici, que la force de travail est une base humaine, et que de la vouloir malléable et corvéable à la merci du patronat, cela revient à de l’aliénation. Et que ceci n’aide en rien si on veut plus de flexibilité dans le travail.
Et surtout se souvenir que pour éviter de continuer de faire baisser le rang de la France au niveau de sa compétitivité, mieux vaut éviter de laisser place à la méfiance envers nos institutions en signant des accords privant les salariés de certains droits (ANI) ou en organisant des « cirques médiatiques ».

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